Prévenir et soigner les tendinites avec la diététique

Les tendinites, ce trouble musculaire tendineux (TMS) qui vous gâche une pratique sportive. Traumatismes, sur-sollicitation, contraintes climatiques sont 3 causes bien connues. Mais saviez-vous que votre hygiène alimentaire peut aussi en être une cause ? Voyons comment la diététique peut prévenir et soigner ces douleurs.


1. Le contexte tendineux


Les tendons appartiennent au muscle et représentent le tissu d’insertion du muscle à l’os. Sans tendons, pas de mouvement ! La contraction musculaire n’aurait aucun effet sur le squelette et donc le mouvement. Les tendons représentent la concentration du tissu conjonctif qui entoure les faisceaux de fibres musculaire du muscle concerné. Ce sont donc des fibres de collagène peu vascularisées comme le prouve leur couleur blanche. C’est cependant un tissu très innervé permettant à l’Homme d’avoir une conscience de son schéma corporel pendant le mouvement.

Vous l’aurez compris, ils sont le siège de fortes tractions du muscle sur l’os. Et plus il y a de contraintes mécaniques, plus il y a frottements et chaleur avec risque d’inflammation. Mais ils sont aussi exposés au froid et à la chaleur extérieure sans oublier les coups et les chocs. Enfin, bien que peu vascularisés, la composition sanguine aura un impact sur la qualité des tendons.


2. Outils de prévention diététique

Dans un contexte articulaire sain, pour éviter les tendinites je vous invite à :

  • Optimiser votre hydratation avec les repères suivants : 15ml/kg/j d’eau tempérée ou tiède entre les repas puis 2ml/kg/15 minutes pendant un effort. Pas de boissons énergétiques pour des efforts de moins de 1h à 1h30. Le sucre encourage l'échauffement et l'inflammation... Vous devez éviter la sensation de soif qui annonce une déshydratation de 1% qui affectera déjà vos performances et le risque tendineux.

  • Ne pas abusez des boissons diurétiques comme le café, le thé fort, les boissons à base de guarana, maté et autres stimulants du système nerveux sympathique. Je vous propose de toujours associer à un volume de ces boissons un volume d’eau. Diurétiques elles vous font courir le risque de la déshydratation (sans oublier une augmentation de la sudation et risque d'augmentation d'intensité qui échauffe...). Observez donc la couleur et la fréquence de vos urines pour savoir si vous en prenez trop ! Très jaunes, odorantes et peu fréquentes (1 à 3 fois/j), vous ne buvez pas assez. A l’inverse, transparentes et très fréquentes (plus de 4 à 7 fois), vos reins n’effectuent pas leur travail de filtration et vous buvez trop et/ou êtes très stressé (augmentation de la diurèse).

  • En cas de tendance à l’hyperuricémie et la fameuse crise de goutte (excès d’acide urique sanguin à plus de 70mg/l de sang) diminuez votre consommation :

- D’aliments purinophores comme les abats (ris de veau, foie, rognons, cervelle, langue, tripes, cœur), la charcuterie (saucisse), le gibier, la volaille (pigeon, oie, canard), les viandes séchées, les poissons (anchois, sardine, cabillaud, brochet, carpe, truite, hareng).

- D’aliments purinogènes que sont les pieds de porc, la tête de veau, la galantine, les tripes, les gelées de viande, la gélatine.

  • Pour les personnes souffrant d’une maladie inflammatoire de l’intestin (Maladie coeliqua, hypersensibilité au gluten, maladie de Crohn, la rectocolique hémorragique) ou d'une allergie alimentaire croisée, les aliments riches en histamine ou ceux dits « histamino-libérateurs » seront à surveiller d’autant plus que beaucoup d’entre eux sont également enclin à produire de l’acide urique :

- Les boissons alcoolisées type vin rouge, bière, cidre

- Les fromages

- La charcuterie : saucisson cru, salami, cervelas, foie de porc et de bœuf (teneur très élevée), le jambon de Parme, les gendarmes, la viande des Grisons, le lard (l’histamine augmente avec la maturation)

- Les poissons gras notamment le maquereau, les anchois, le hareng, le thon, la truite, les poissons marinés

- La levure (bouillons cubes, tofu cuisiné..)

- Le café, la poudre de cacao, le chocolat et les produits chocolatés

- Les produits à base de soja fermenté (miso, tempeh, shoyu...)

- La farine de blé

- Les légumes lacto-fermentés : choucroute, légumes marinés dans le vinaigre, marinades de légumes

- Les fruits : fraise, framboise, kiwi, poire, banane, agrumes, ananas; la teneur en histamine augmente lors de leur maturation

- Noix de Grenoble, noisettes, cacahuètes

- Les exhausteurs de goût comme le GMS ou E621 et les colorants


A prendre soin de votre foie, organe majeur du drainage sanguin, de la détoxification. C’est également l’organe de défense de l’organisme (le Ministre des Armées en Médecine Traditionnelle Chinoise) qui fabrique les médiateurs de l’inflammation. Sa congestion, son engorgement et son « échauffement » sont montrés du doigt dans des troubles comme les allergies, les maladies métaboliques, l’hyperuricémie et le désequilibre acido-basique. Pas étonnant qu’on le retrouve dans les causes de tendinites liés à l’inflammation et à l’acidité. D’autant plus que le foie « gouverne les tendons » en médecine traditionnelle chinoise (MTC). Que faire ?


  • Se protéger du vent et des températures extrêmes (les pervers climatiques en MTC) qui lèsent les tendons et peuvent favoriser « le feu du foie » qui consume le sang et assèche donc les tendons plus propices à l’inflammation. Face au froid, une pommade échauffante sur les articulations aidera. A l’inverse face au chaud, une crème « rafraichissante » et une bonne hydratation vous aideront.

  • Eviter le surentrainement et le surménage intellectuel associé qui favorisent une congestion hépatique et une malabsorption digestive (baisse du feu digestif, risque d’hyperperméabilité intestinale avec absorption de substances toxiques que le foie aura du mal à neutraliser etc…). Et comment « produire » du sang si l’assimilation digestive est déficiente ?

  • Eviter d’accumuler lors d’un repas et au cours d’une journée les aliments et boissons acidifiants (en gros les mêmes que ceux notifiés ci-dessus).

  • Songer à consommer le plus possibles des aliments simples, brutes, dépourvus d’additifs alimentaires et de résidus de pesticides afin de protéger vos hépatocytes.

  • Se méfier du fructose d’ajout et de synthèse qui malgré son indice glycémique faible peut sérieusement engorger votre foie en triglycérides avec le fameux NASH ou stéatohépatite non-alcoolique qui n’est autre qu’un foie gras.

  • Fuir tous sucres d’ajouts et les aliments ultra-transformés (A.U.T) qui favorisent, par un excès d’apport glucidique à indice glycémique élevé, la glycation des protéines de l’organisme dont l’hémoglobine glycquée des personnes diabétiques mais aussi les protéines glyquées du cartilage dans l’arthrose ou la glycation du collagène tendineux !

  • Toujours être au lit et si possible dormir entre 23 heures et 3 heures du matin, heures où l’activité hépato-biliaire est à son plein et peut drainer efficacement notre volume sanguin.


3. Outils de soin par la diététique


Sur le tendon en question :

  • Appliquer du froid si la tendinite survient après une exposition à la chaleur ou un vent chaud. Appliquer du chaud dans le cas inverse.

  • Des cataplasmes d’argile verte pour drainer le tendon d’une possible accumulation d’acides (urique, lactique) ou autres toxines. Attention votre argile doit toujours être humide et ne jamais sécher sur le tendon. Temps de pause : 30 minutes à 1 heure.

  • Un mélange d’huiles essentielles antalgiques, antidouleurs et vasodilatatrices sur une base d’huile végétale d’arnica et/ou de millepertuis (attention photosensible). On pensera aux huiles essentielles de gaultherie odorante, d’eucalyptus citronné, de katafray, d’hélichryse italienne et de romarin camphré par exemple.

  • Du repos sans sédentarité cependant.

Sur le fond :


  • Arrêter absolument jusqu’à guérison l’alcool, le tabac, le chocolat, les produits laitiers, les fromages, les viandes rouges grillées, les épices (hormis le curcuma), les fritures, la charcuterie, le blé et ses sous-produits (pain, farine, flocons etc…).

  • Augmenter sa consommation de fruits et légumes de saison et bio si possible. Les épices seront remplacées par une bonne quantité d’herbes aromatiques, les produits laitiers par des oléagineuses crues bien mastiquées ou en purée et le blé par du seigle, de l’avoine, de l’orge et toutes les autres céréales sans gluten sous une forme pas ou peu transformée.

  • Entamer un drainage hépathique en cure de 3 semaine. Il y a un mélange de plantes par profil pour ainsi dire. Je vous invite donc à consulter un(e) diététicien(ne) phytothérapeute ou un herboriste. Le Gallexier de Salus est cependant une excellente composition "passe partout".

  • Se calmer, revoir ses objectifs, comprendre la notion de cycle et neutraliser les « pervers internes » que sont la colère, l’impatience, l’irritabilité et la frustration sur des terrains de déséquilibre hépatique et de tendinites. T


oujours prendre du recul et s'assurer de ne pas être dans la spirale "surentrainement".

  • Augmenter sa charge d’antioxydants grâce aux fruits et légumes et aux herbes aromatiques. L'indice ORAC est l'indice antioxydant d'un aliment et devrait vous aider.


En cas de persistance surtout n’attendez pas et consultez ! Les tendinites peuvent aussi être signe d’infections comme une candidose ou une maladie de Lyme.

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